Education
L'Education nationale face aux valeurs républicaines
Education et immigration
La plus grande administration du monde!

Tandis que la vie sociale est de plus en plus vérolée par les réflexes et les conditionnements de l’individualisme et d'une société d'autant plus mercantile, il nous paraissait important de nous positionner éducativement, dans une démarche critique vis à vis de ce qui existe et surtout, par ailleurs, d'être une force de proposition. Tout en combattant l’idolâtrie républicaine et démocratique, quasi permanente, des institutions éducatives, il importe de noter l’absence du Politique dans les autres lieux de la vie sociale, et dans les autres composantes de la nation. Il n’est pas convaincant en effet de déplorer le manque de morale ou de comportement politique à l’école (que l’on soit républicain ou royaliste), sans observer le pourrissement de la société, la décrépitude du régime, la dictature financière mondiale, l’hypocrisie politique qui règne en France. De même, on ne voit pas comment on pourrait attendre un esprit sain dans des banlieues transformées en ghetto, où règnent une misère sociale, intellectuelle et spirituelle, alors que le centre des villes développe l’arrogance de la richesse. Le règne de l’usure dans la société moderne rend très ardue la tâche éducative, parce qu’elle se fonde sur un désintéressement, un échange, une forme de pauvreté par où passe glorieusement l’autorité et la notion d'appartenance à une communauté: la famille, la commune, le pays, la nation.



L'Education nationale face aux valeurs républicaines

Les fondements de l’école républicaine nous amènent à réfléchir sur l’état actuel de l’école républicaine. Il faut convenir qu’en enseignant l’histoire et le fonctionnement de la République, l’Ecole adopte un point de vue pratique. Il est nécessaire en effet que les élèves connaissent le régime dans lequel ils vivent, qu’ils abordent au collège et en lycée les principaux problèmes constitutionnels. Mais, ce point de vue pratique est largement dépassé par le volontarisme démocratique, qui tend à préparer chaque élève à devenir un électeur, et à créer perpétuellement le citoyen-législateur qui doit légitimer la démocratie. L’Education nationale n'évite pas néamnoins d’être rongée par des maux extérieurs ou intérieurs qui risquent de la bouleverser et d’en modifier le sens.

L’idéologie en histoire et en littérature

L’Action française a longtemps analysé et dénoncé la part idéologique des manuels scolaire. Ces ouvrages témoignent en effet du volontarisme idéologique d’un ministère qui s’est souvent illustré comme un propagateur des idéaux révolutionnaires et « éclairés ». En enseignement de l’Histoire, on met l’accent, selon les niveaux, sur les Lumières. Si la chronologie historique ne commence pas en 1789, en revanche, on aborde le XVIIIème siècle aux élèves comme le modèle de la réflexion critique. Dans les manuels d’histoire, on constate fréquemment un discours valorisant le Révolution, et au contraire une interprétation critique de la monarchie. Même si le manichéisme historique est plus modéré qu’au début du siècle, cette tendance n’a pas disparu. En littérature, le culte des Lumières est particulièrement présent dans la classe de seconde, où la Renaissance et l’Humanisme sont abusivement décrits comme des préparations toutes linéaires du siècle des Lumières. De même, les ouvrages que l’on inscrit dans les programmes relèvent d’un véritable canon littéraire. Bien qu’il soit difficile de généraliser, le caractère partisan du choix des lectures est encore plus affirmé chez les professeurs : Emile Zola, Victor Hugo, Rousseau et Voltaire figurent au Panthéon des auteurs. Mais il est juste d’ajouter que des auteurs non classés à gauche, et marquant simplement l’histoire littéraire, sont fréquemment lus par les élève : de Maupassant à Alphonse Daudet, Balzac et Théophile Gautier.

Les idées des enseignants

Environ un tiers des enseignants sont syndiqués. L’échiquier politique est plus équilibré qu’il y a trente ans. Les syndicats SNALC et FSU sont apparus il y a quelques années, et sont animés par un esprit revendicatif que l’on peut juger libertaire. Notons que les syndicats se montrent généralement discrets à propos de la construction européenne. Ils savent que les enseignants sont divisés sur ce sujet. Ils pressentent peut-être que le fédéralisme européen, foncièrement libéral, constitue à terme une menace pour le service public. L’essentiel réside plutôt dans une certaine dépolitisation de la corporation. Les principaux syndicats se présentent de plus en plus comme des syndicats de clientèle ou corporatifs au sens de l’Ancien Régime, et de moins en moins comme des syndicats politiques.

L’action du Ministère

Le Ministère de l’Education Nationale est le plus strictement républicain et démocratique. Il distille l’idéologie républicaine dans chaque académie, d’abord au sein des IUFM. Il tient à ses fondements logiques. Comme l’écrit Bruno Bernardi, « La démocratie se doit de créer les conditions de son propre exercice en assurant à tous les citoyens l’éducation qui les rendra propres à juger des choses communes et à exercer avec compétence leur pouvoir de citoyens magistrats ». (La démocratie, GF-Corpus, 1999, p.227). L’Education nationale a la mission politique de faire de chaque élève un futur citoyen et gouvernant.
Cependant, ce principe rencontre une ample désaffection, qui attaque jusqu’au sentiment d’appartenir à une Cité et à une communauté de destin. Cette forme de mort est notamment décrite par Gilles Lipovetsky dans Le Crépuscule du devoir. Face à la crise des croyances républicaines et de la morale laïque, le Ministère ou les Académies n’hésitent pas à demander la collaboration d’associations, comme SOS Racisme.
Le discours républicain a donc la vie dure. Il joue un rôle fondamental pour asseoir la crédibilité et la stabilité du régime. L’échec économique, social et politique des gouvernements, la dégénérescence de certaines banlieues peuvent bien advenir : l’Education nationale cautionne vainement l’idée de Justice au centre du discours démocratique. Les oligarchies qui règnent au sommet, qu’elles soient européennes ou financières, jouissent de l’ordre social que l’école est l’une des seules à défendre et à irriguer contre l’individualisme barbare.

Au service de l’Education : la Politique

On observe une mise en accusation du système scolaire, qui ne vient pas seulement des Libéraux. Cette remise en question repose sur un certain nombre d’éléments qu’il convient de résumer :
– l’éclatement de la laïcité ;
– l’impossibilité de légalité des chances, elleapparaît de plus en plus comme un mythe ou une manœuvre démagogique, mais si les carcans uniformisateurs sont odieux, l’Etat ne peut pas, d’un autre côté, favoriser un système ploutocratique appliqué à l’enseignement. ;
– la folie de la massification démocratique, du Collège à l'Université ;
– l’aggravation de la violence à l’école ;
– le pouvoir des syndicats, d’après Thierry Desjardins, « les syndicats d’enseignants sont les seuls syndicats à avoir réellement le pouvoir, à faire partie du patronat qui décide de l’avenir de l’entreprise et du sort de chaque employé » ;
– l’idéologie révolutionnaire qui conteste le modèle de Jules Ferry. Philippe Meirieu, auteur du rapport qui porte son nom, dirige l’Institut National de la Recherche Pédagogique. D’après lui, « l’école de Jules Ferry n’a jamais réussi à créer une véritable mobilité sociale, l’unité sociale créée par cette école restait purement idéologique ; il s’agissait d’inculquer le patriotisme et non de faire la révolution ». Ce discours révolutionnaire représente donc une menace pour la conception républicaine-libérale de l’Ecole.

A ce stade, nous pourrions dresser des éléments de critique, dans l'optique d'une nouvelle politique d'Education nationale:
– Tout d’abord un certain nombre de problèmes de l’Education ne peuvent être résolus qu’à la condition que l’idéologie républicaine ne soit plus un obstacle. La lutte contre la centralisation et contre l’anonymat remet directement en question le jacobinisme de l’Education nationale. La restauration du mérite dans la progression scolaire et universitaire, le rétablissement de la notion d’excellence et l’instauration d’un véritable examen d’entrée à l’Université sont en contradiction avec l’esprit bassement démocratique qui règne aujourd’hui.
– La défense de l’Humanisme classique. Les enfants ne son pas des choses à dresser pour devenir des choses à consommer. La formation classique, la culture générale sont à défendre contre le péril libéral. De même, les parents doivent bien être des parents, et non pas des consommateurs d’école, comme cela arrive de plus en plus dans le secteur privé.
– La dictature des marché : l’existence d’un enseignement dans le cadre de l’Etat nous semble légitime, mais ne doit pas être exclusive. L’enseignement confessionnel doit être reconnu, et dans une certaine mesure, contrôlé par l’Etat.
– L’idée du devoir d’Etat : elle est issue de la monarchie, voire de la civilisation romaine.
– La propagande démocratique et républicaine doit être séparée de l’Etat. Que l’Etat fasse connaître son fonctionnement institutionnel paraît suffisant. Il est inadmissible que les valeurs dite démocratique soient présentées comme les valeurs officielles imposées par le Ministère.

Pour l’heure, il faut à la fois sauver l’école de ses illusions démocratiques et le sauver de ses ennemis libéraux. En 1995, le journal Le Nouveau Libéral disait qu’il fallait « démanteler l’Education nationale, un Etat dans l’Etat » (juin 1985). Et Raymond Barre : il faut « casser l’Education nationale ». Dans une certaine mesure, on peut dire que la volonté de briser l’Ecole organisée par l’Etat constitue un moyen pour détruire l’Etat-nation. Ces accusations libérales sont pleines d’hypocrisie : dans le même temps où ces Messieurs déplorent un Etat dans l’Etat, ils acceptent que les marchés dictent leurs lois aux Etats, et que les peuples soient tenus vis-à-vis d’eux dans l’avertissement, l’abstraction et l’humiliation.
C’est une certaine idée de l’Etat, issue de Richelieu et de Colbert, que nous devons défendre, tout en garantissant la nation de son extension indéfinie. Nous recherchons un Etat fort et minimal à la fois. Pour le moment (et, semble-t-il, pour longtemps), l’Etat ne peut pas se désengager de l’Education, sans la livrer aux oligarchies et à l’anarchie libérale. Mais en défendant l’Etat contre l’emprise de l’Argent et des Puissants, nous défendrons non seulement le Pauvre, mais retrouvons aussi la politique de Louis XIV dans ce qu’elle eut de plus élevé.

- François Latour -



Education et immigration

«  Le retour à l'ordre est la première préoccupation de la société, et je suis persuadé qu'elle va se contenter d'un retour au calme qui est un retour à la situation antérieure, c'est-à-dire à celle d'une poudrière prête à exploser. » Claude Dillain, le maire PS de Clichy-sous-Bois, 28/11/05

J’ai toujours pensé que la meilleure œuvre qu’un homme puisse faire c’est éduquer. L’éducation est une question centrale. C’est une question recurente qui a été posée dans l’Antiquité, le Moyen âge et la Renaissance. Avec la violence des banlieus, elle est toujours d’actualité. Plus que transmettre les valeurs morales et éducatives, il s’agit avant tout de développer des aptitudes et des facultés de base chez les citoyens.
Elle suppose un ou des modèles positifs à imiter. Le mot qui vient souvent à l’esprit quand on parle de l’éducation, c’est la contrainte. Or éduquer c’est tout le contraire de cette dernière.. Tous les régimes autoritaires ont essayé d’éduquer en formatant et en imposant des contraintes et des sanctions. Mais le résultat obtenu reste superficiel.
La véritable  éducation passe par l’amour et donc par l’intrusion dans autrui. Elle repose d’une part sur l’adhésion voulue et la participation active de ceux et celles qu’on veut éduquer et d’autre part sur la force de l’attractivité du modèle à imiter. Cette condition est siné quanone..
Pour revenir à l’immigration, il est impossible d’éduquer les immigrés par le modèle républicain laïc pour la bonne et simple raison que ce dernier relative tous les systèmes de valeurs. Un modèle reposant uniquement sur l’adhésion à des valeurs abstraites et comme l’égalité, la liberté et la fraternité ne peut pas constituer un modèle éducatif attractif et durable. Le culte de l’individu, de ses désirs, de l’hédonisme, de la jouissance… ne peut pas constituer un modèle pour ces musulmans qui gardent encore le sens du sacré.
Pour que la France soit un modèle imitable, il faut leur faire aimer le pays, son histoire, son enracinement, sa culture, sa religion tout en respectant leur culture, leur langue, leur histoire propre… Loin d’être une chance pour la France, l’ immigration telle qu’elle pratiquée depuis une trentaine d’année risque d’être un fardeau angoissant et une charge pour la communauté si un travail en profondeur n’est pas fait à tous les niveaux : l’école, l’armée, la famille, la religion… Je doute que notre Etat laïc puisse le faire. Il convient d’aider les familles à reprendre leur autorités naturelles sur leurs enfants. L’Eglise doit également prendre sa part de responsabilité et pourquoi pas mettre sous son autorité toutes les autres religions du pays.
Et dans la mesure où l’éducation vise à colorer le regard des Français issus de l’immigration, à les pénétrer en profondeurs, à former leur vision du Monde, à développer leur sensibilité, leur culture, leur perception du monde… Il est naturel que l’Eglise ait sa part de participation dans cette affaire. Malheureusement, ni l’Eglise ni le gouvernement ne semblent s’orienter vers cette voie. Le catholicisme étant la religion qui a façonné l’âme de pays, il  est naturel qu’il soit associé à cette œuvre d’intégration.
Raison de plus qu’il faut faire vite : Les musulmans sont livrés à eux mêmes, c’est à dire aux salafistes financés par l’Arabie Saoudite. N’ayant jamais été un modèle de société attractif pour les musulmans, l’Arabie Saoudite mise la construction de Mosquées un peu partout dans le monde et en France en particulier pour exercer son influence politique sur la scène internationale. Je ne connais pas beaucoup de musulmans qui aient envie d’aller vivre dans ce pays quand on leur explique ses lois et coutumes.
Contrairement aux vagues précédentes d’immigrés qui ont bénéficié d’une Eglise forte, de présence de partis politiques et de syndicats influents, de service militaire national, de contexte économique de prospérité,… les jeunes des cités sont abandonnées aux associations laïcards et corporatistes. Lesquelles instrumentalisent leurs problèmes en réclamant davantage de moyens financiers pour leur propres structures..
Aujourd’hui, le contexte a changé. Les rouages qui ont permis l’intégration autrefois sont en panne. Si on veut éviter la guerre civile, il faut faire vite. Tous les patriotes sont les bienvenus. Vu l’enjeu du problème, la France doit consacrer ses efforts et ses forces vives pour le régler. Tout me laisse penser que ce n’est que le début…
Le solutions existent. Mais Il faut une volonté politique. Je crains que dans le système actuel, nos élites ne soient pas capables de le résoudre. Mondialisées, coupées des réalités sociales et culturelles, elles ne sont pas à même de trouver des solutions. La question de l’immigration et de l’éducation pose la question du régime politique.
En attendant le régime idéal, on peut néanmoins limiter la casse en en appelant à la bonne volonté de toutes les forces vives de la Nation. Il faut prendre des mesures qui soient à la taille de l’enjeu.

- Ahmed Rachid Chekroun -



La plus grande administration du monde!

L'Education Nationale française comprend 1 418 744 personnes, plus que l'Armée Russe (ex Armée Rouge). Et sur ce chiffre, il y a 512 087 "administratifs" (hors enseignants et services annexes). Savez vous que sur ces "administratifs", une commission d'enquête de l'Assemblée a trouvé 37 664 salariés qui n'apparaissent que dans la colonne "dépense de personnel" et dont personne ne sait ce qu'ils font… En France, les fonctionnaires représentent 27 % de la population active ayant un emploi, alors que dans les autres pays du G7, on ne dépasse jamais 13 %... Mais, il est vrai que plus l’Etat comptera de fonctionnaires, plus il y aura de bulletins de vote cautionnant le système. On comprend tout. A quand l'abolition des privilèges ?
Le coût de cette gigantesque plaisanterie s’élève à 99 milliards d’euros par an, soit le prix de 52 porte-avions nucléaires de 36 000 tonnes (avec hélice en état de marche !). Quant au dit "manque de professeurs", il y a, aujourd'hui, 459 600 élèves de moins qu'en 1991, mais 247 000 enseignants de plus. Les résultats obtenus par l’Education Nationale sont plus que médiocre : sur 726.000 jeunes qui quittent chaque année le système, le Ministère reconnaît lui même que 439 000 n'ont "aucune réelle formation". Rappelons que l'OCDE a classé la France très loin des autres nations Occidentales en comptant 40 % d'illettrés en France (capacité à lire, comprendre et résumer en cinq lignes un texte simple de 20 lignes). Enfin, sur les 13 meilleurs lycées parisiens par rapport aux résultats du bac, 11 sont privés…
L’Education Nationale a de beaux jours devant elle !





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